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Bruno Schulz

jeudi 24 février 2011, par Gérard Lambert - Ullmann

Bruno Schulz ou la mythification de la réalité
(Présentation par Jean Luc Mahé en Février 2011)

Victime de la folie nazie, ce « tout petit bonhomme, tout petit et apeuré, parlant très bas, effacé, tranquille et doux, mais avec de la cruauté, de la sévérité cachée au fond de ses yeux presque enfantins » (W.Gombrowicz), professeur de dessin au lycée de Drohobych, composa une œuvre littéraire, épistolaire et graphique parmi les plus originales du XXe siècle. Il fut l’auteur de deux recueils de nouvelles Les boutiques de cannelle et Le sanatorium au croque-mort, ainsi que d’une série de dessins et de gravures Le Livre idolâtre. Dès l’enfance – « époque de génie » dont il s’efforcera toute sa vie de retrouver la magie -, un sentiment de profonde solitude favorisa chez Schulz la création d’un univers bien à lui, où l’espace et le temps acquièrent des propriétés extraordinaires, « mythiques », univers qu’il restitue dans ses nouvelles et ses dessins. C’est dans son art qu’il trouvera le seul moyen d’exorciser ses angoisses, un sentiment perpétuel d’insécurité que ne fera qu’aggraver l’arrivée de la guerre.

(Nos précédentes lectures : Albert Cossery, Panaït Istrati, André Hardellet, Armand Robin, Georges Navel, Louis Scutenaire, B. Traven, André Laude, Jean Malaquais, Jean Meckert, Georges Hyvernaud, Robert Giraud, Jacques Rigaut, Natalie Clifford Barney, Paul Gauguin).