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In Memoriam : Bernard Thomas.

vendredi 27 janvier 2012, par Gérard Lambert - Ullmann

Il y a quelques années, Bernard Thomas écrivait à Voix au chapitre, avant d’y venir pour une « soirée bavarde », un petit mot qu’il concluait par : « L’écriture tremblée, ce n’est pas un alzheimer précoce, c’est à cause du train ».
J’y ai repensé en apprenant sa mort dans un train. Crise cardiaque.
Comme dit le Canard Enchaîné : « C’est ainsi, souvent, que meurent les hommes de cœur ». Bernard Thomas en était un grand.

En guise de salut, voici un extrait d’une de ses nombreuses chroniques qui n’a pas pris une ride : « Les campagnes de presse qui s’acharnent sans fin depuis des années à marteler la terreur du terrorisme, la haine des métèques, la trouille des gauchistes, un feu de frousse qui affole, et sur lequel soufflent sinistrement des pelotons roublards (…) Ils s’imaginent fin politiques parce qu’ils masquent ainsi leurs déboires économiques. Ils n’ont que le don de double bévue. »

26 septembre 1979
(Recueilli dans Ça n’arrive qu’aux autres,
Chroniques du Canard Enchaîné, Éditions du Rocher, 1999).